Participation du Cerema à la journée du Réseau National des Aménageurs du 26 mars 2018 : comment relever le défi de la transition énergétique et environnementale ?

publié le 9 avril 2018

Le réseau national des aménageurs a choisi cette année « le défi des sobriétés » comme fil conducteur de ses rencontres. Comment y répondre ? Comment les définir (sobriété environnementale, économique, foncière) ?

Pour la première journée du 26 mars 2018 qui a réuni près de 200 participants, le sujet retenu était celui de la transition écologique et énergétique comme défi majeur, touchant à de nombreuses dimensions de l’aménagement.
Le Cerema, partenaire de cet événement, était présent tout au long de la journée.

Un nouveau cycle de travail démarre pour l’année 2018. Le fil conducteur des travaux de l’année porte sur le défi des sobriétés : comment le prendre en compte ? Comment y répondre dans la fabrication de la ville tant du point de vue de la sobriété environnementale et énergétique, de la sobriété économique et de la sobriété foncière ? Comment le saisir comme une opportunité ? Comment le concilier avec l’attractivité des territoires et la qualité de l’aménagement ?

La question de la transition énergétique et environnementale était au cœur des travaux de la journée du 26 mars, avec comme enjeu de transformer l’appréhension de cette notion, pour l’aborder non plus comme une contrainte mais comme une opportunité pour les territoires.

Comment s’adapter aux changements climatiques et contribuer à leur atténuation dans les projets urbains

Après une présentation des actualités de la loi ELAN (Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) par le ministère, Laurent Michel, Directeur Général de l’Energie et du Climat (DGEC), a présenté les enjeux et problématiques du changement climatique en France et les stratégies nationales mises en place qui sont déclinées sur les territoires.

3 sujets ont été abordés lors de la plénière, donnant la parole à l’ADEME, à des aménageurs, collectivités et bureaux d’étude :
- Comment concevoir des quartiers résilients ?
- Comment prendre en compte la lutte contre les îlots de chaleur urbains et le confort climatique en aménagement ?
- Une démarche "bas carbone" à l’échelle de l’aménagement ?

Lors des temps de pause, le film du Cerema sur "La nature en ville comme élément de confort climatique" était à disposition des participants.

Faire ses choix face à la pluralité d’offres d’approvisionnement énergétique ?

L’après-midi, les participants se sont répartis dans les 3 groupes de travail. Le groupe de travail n°1 est consacré aux fondamentaux à défendre en aménagement, avec une approche teintée plutôt technique. Face au foisonnement d’opérateurs énergéticiens qui proposent tout un panel d’offres d’approvisionnement aux acteurs de l’urbain, avec des solutions techniques de tout ordre et des modes alternatifs, les chefs de file du groupe, Anne Blondeau (DGA - Citallios) et Olivier Morlet (Directeur du développement aménagement ADIM Vinci Construction), avec l’appui du Cerema, ont souhaité proposer une vision élargie et analytique de cette pluralité. Comment faire ses choix en tant qu’aménageur, en tenant compte des phases d’investissement mais également de gestion ? Il a donc été proposé de croiser les regards sur la question de l’approvisionnement énergétique entre des « techniciens », un chercheur, des aménageurs publics et un aménageur privé.

Dans ce cadre, Odile Lefrère – Responsable de la thématique Énergie et Territoires, Cerema Nord Picardie, a notamment présenté les enjeux des réseaux de chaleur, les caractéristiques des différents réseaux, ainsi que les questions de montage et de financement avant de passer la parole aux experts d’EMBIX et d’EDF puis à trois aménageurs : la SERM, la SPL Euralille et Eiffage aménagement.

Les différents intervenants ont insisté sur les enjeux d’échelle, le quartier étant a priori la bonne échelle de réflexion, ainsi que sur la juste adéquation aux besoins.

Les prochaines journées du réseau

2ᵉ journée du RNA – 5 juillet 2018 : Comment relever le défi de fabrication de la ville sobre du point de vue économique ?

3ᵉ journée du RNA – 22 novembre 2018 : Comment intégrer ce défi de sobriété en matière de consommation foncière, ou comment régénérer la ville sur elle-même ?